PlanetHumus

AGRICULTURE – Ressources alimentaires, eau, climat, énergie, exodes – migrations. Appliquons les connaissances en sciences du sol. Car nous avons désertifié la moitié des terres fertiles du Globe depuis 10'000 ans. L'HUMUS de la terre se situe au coeur des solutions. D'immenses régions sahariennes, du Moyen-Orient et méditerranéennes étaient vertes auparavant. Solutions : régénérer l'humus et la biodiversité des sols, reforester. C'est possible, l'expérience le montre…


Critiques de la vidéo conférence de Dr Lydia et Claude Bourguignon, « Quels sols pour demain ? Du constat à l’action ! »

Organisation par l’équipe de la Dr. Nelly Niwa, Cheffe du projet Volteface, UNIL I Université de Lausanne-Suisse, Direction Durabilité et Campus

Rappel : brève présentation du Dr Claude Bourguignon

Ingénieur agronome français, docteur ès sciences (biologie et biochimie), ancien chercheur à l’INRA. Fondateur du Laboratoire LAMS – Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols. Nombreuses missions de régénération et préservation des sols agricoles dans plusieurs pays, sur plusieurs continents. Remarquables conférences en Suisse, en particulier pour le bureau de consultants COMPOSTDIFFUSON Snc Lausanne (années 1990) dont j’étais l’un des fondateurs, sous mandats de l’Etat de Vaud – Suisse dans les années 1990.

Quelques remarques suite à cette rencontre du 7 novembre 2017

  •  Brillants exposés bien documentés des Dr Lydia et Claude Bourguignon : problématiques agricoles, graves erreurs techniques engendrant érosion importante, pollutions graves, disparition de l’HUMUS et de la BIODIVERSITE DES SOLS, des ARGILES (fondements de la FERTILITE). Inversement, présentation de nombreuses techniques de régénération de la terre proposées sur la base des connaissances en pédologie, biologie et techniques /  méthodes bien connues en agroécologie, surtout en agriculture biologique.
  •  Table Ronde : discussions enrichissantes et témoignages de valeur entre spécialistes et professionnels de divers horizons, une certaine timidité quant aux graves situations écologiques agricoles et aux évolutions nécessaires pour une véritable agriculture durable respectueuse des réalités en sciences du sol et en biologie. Par exemple, pas un mot sur le « glyphosate » l’un des pesticides parmi les plus toxiques depuis le DDT catastrophique du siècle dernier…, Rien sur les interactions Sol-Humus-Plante-Carbone-Azote-Climat-Eau-Energie-Migrations. Ni bien-sûr par rapport au Traité de Paris 2015, COP22, COP23, l’Initiative 4 pour mille, accords engagés par bientôt deux cents pays, dont la Suisse. TABOUS ?
  • Quasi absence de temps laissé au public présent (plus de 700 participants) pour le moment des QUESTIONS : pourtant en milieu universitaire, institution ouverte à la participation active des auditeurs et étudiants. CURIEUSE COINCIDENCE : CRAINTE DE QUESTIONS GENANTES POUR CERTAINS MILIEUX ?

Bernard K. Martin

Vidéo conférence du mardi 7 novembre 2017

Lydia et Claude Bourguignon : interview Terre & Nature, 16 novembre 2017, l’hebdo romand de la vie au vert. Cliquez pour aller sur la page de notre blog


Conférence avec Dr. Claude Bourguignon “Quels sols pour demain ?”

Newsletter du 29 octobre 2017

Brève présentation du Dr Claude Bourguignon

Ingénieur agronome français, docteur ès sciences (biologie et biochimie), ancien chercheur à l’INRA. Fondateur du Laboratoire LAMS – Laboratoire d’Analyse Microbiologique des Sols. Nombreux cours de formation, missions de régénération et préservation des sols agricoles sur plusieurs continents. Auteur du livre “Le sol, la terre et les champs” (Edit. Sang de la terre). Remarquables conférences en Suisse, en particulier pour le bureau de consultants COMPOSTDIFFUSON Snc – Lausanne – dont j’étais l’un des fondateurs, sous mandats de l’Etat de Vaud (Suisse) dans les années 1990.

Bernard K. Martin

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Communication de Dr. Nelly Niwa, Cheffe du projet Volteface, UNIL I Université de Lausanne, Direction Durabilité et Campus :

« Quels sols pour demain ? Du constat à l’action »

Conférence et table ronde avec Lydia et Claude Bourguignon spécialistes de la microbiologie des sols, le mardi 7.11.17.

La venue à l’Université de Lausanne de Lydia et Claude Bourguignon est l’opportunité de prendre du recul sur la question des sols et l’impact des pratiques agricoles et viticoles sur ceux-ci : Quelle est la situation des sols aujourd’hui ? Quelles sont les solutions durables pour améliorer leur qualité à l’avenir ?

(Cliquez sur l’image ci-dessous pour zoomer)

La conférence publique de Lydia et Claude Bourguignon sera ensuite suivie par une table ronde constituée de Dominique Barjolle (cheffe de la division paiements directs et agroécologie, Service de l’agriculture et de la viticulture, Canton de Vaud), Jordan Vacheron (chercheur à la Faculté de biologie et de médecine, Université de Lausanne), Stéphanie Grand, (chercheuse à la Faculté des géosciences et de l’environnement, Université de Lausanne), Raphaël Charles (chef de l’Antenne romande FiBL, Institut de recherche de l’agriculture biologique), François Füllemann (pédologue cantonal, Canton de Vaud), Jean-Philippe Barilier (agriculteur et viticulteur) et Gilbert Ramuz (agriculteur). La table ronde sera animée par Christian Pidoux(directeur de l’enseignement agricole, Canton de Vaud)

Cet évènement est organisé en partenariat entre l’Université de Lausanne et le Service de l’agriculture et de la viticulture du Canton de Vaud.

• Mardi 7 novembre 2017 de 17.30 à 19.15

• Université de Lausanne, Bâtiment Amphimax, salle 350 -> Métro M1, station Unil-Sorge

• Entrée libre, sur inscription (cliquez pour s’inscrire), nombre de places limité


SOL-CLIMAT : initiative + 4 pour 1000 “HUMUS”

Extrait du site français du Ministère de l’Agriculture

(aucune information n’a été trouvée sur les sites de la Confédération suisse

sur le sujet ci-desous) 

Mise en œuvre nationale des politiques liées au 4 pour 1000

4 POUR 1000 CHANGEMENT CLIMATIQUE ENVIRONNEMENT SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Le changement climatique représente un enjeu majeur pour le secteur agricole. Favoriser un meilleur stockage de carbone dans les sols est un élément important de la solution que peut apporter l’agriculture face à cet enjeu : l’augmentation du taux de matière organique dans les sols permet, à travers l’amélioration de la fertilité des sols, de répondre à l’enjeu de sécurité alimentaire ; à travers une meilleure résistance à l’érosion et une meilleure capacité de stockage hydrique, de favoriser l’adaptation au changement climatique ; à travers la séquestration de davantage de carbone, de contribuer à l’atténuation du changement climatique.

Tous ces enjeux sont portés par l’initiative « 4 pour 1000,
les sols pour la sécurité alimentaire et le climat »

Ces enjeux se traduisent au niveau national par des objectifs suivant trois axes :

  • maintien des stocks de matière organique des sols où ils sont élevés (forêts, zones humides, prairies, parcours, systèmes de polyculture-élevage) ;
  • augmentation des stocks là où ils ont décliné et là où le potentiel d’accroissement existe ;
  • synergies et équilibres territoriaux dans une perspective d’économie circulaire (entre les usages de la biomasse, entre territoires producteurs de matières organiques et ceux nécessitant un enrichissement, qualité des matières organiques apportées aux terres).

Ces enjeux sont déjà pris en compte au travers d’un nombre conséquent de politiques mises en œuvre en France, et ce, d’une manière explicite et directe, ou d’une manière indirecte, tant les co-bénéfices sont nombreux lorsqu’il s’agit de la vie des sols. Le présent document vise à donner un aperçu de ces politiques.

Consultez le document Mise en œuvre nationale des politiques liées au 4 pour 1000 (PDF, 1.09 Mo)

Site du Ministère français de l’Agriculture

Site de l’initiative 4 pour 1000


Permaculture : techniques agro-écologiques d’avenir

Surprenante : la permaculture !

La “permaculture”, fondée sur des connaissances scientifiques essentielles

En botanique, zoologie, agronomie, pédologie, climat, réalité des cycles planétaires “bio-géochimiques”, elle date depuis bientôt une quarantaine d’années. Cette approche globale “agricole, forestière, environnementale, fonctionnement d’ensemble de la Biosphère”, elle constitue une nécessité – mais révolution quant aux liens entre l’Humanité, la sécurité alimentaire et la Biosphère. Empiriquement, certains de nos lointains ancêtres sur plusieurs continents appliquèrent (méthodes encore pratiquées selon les endroits) des usages agricoles assez semblables : mélanger, diversifier des espèces agricoles différentes mais inter-utiles, sur plusieurs étages en hauteur leur permettant de décupler les récoltes…

Génial, l’un de ses principaux chercheurs fut Bill Mollison, australien, qui a reçu le Prix Nobel Alternatif en 1981.

Naissance : 4 mai 1928
Stanley (Tasmanie) (Australie)
Décès : 24 septembre 2016 (à 88 ans)
Hobart (Tasmanie)
Domicile : Australie
Nationalité : Australien
Domaines : biologiste, environnementaliste
Institutions : Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation
Diplôme : Université de Tasmanie
Renommé pour : Psychologie environnementale, permaculture
Distinctions : prix Nobel alternatif en 1981

(Cette courte présentation est extraite de Wikipedia)

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Une question quant au comportement de l’ensemble des habitants sur cette Planète :

Comment se fait-il que ces informations essentielles furent si longtemps quasiment sous silence, particulièrement au sein des politiques, des gouvernements, des administrations, des sociétés marchandes ? Seules quelques ONG développèrent des efforts de diffusion et d’appliquer…

Parmi d’autres précieuses sources d’informations, cliquez ci-dessous pour voir la bande-annonce du film “L’éveil de la permaculture” :

Alors que les écosystèmes menacent plus que jamais de s’effondrer, la permaculture laisse entrevoir une lueur d’espoir… A la croisée de l’ancien monde marchand et consumériste et du nouveau monde de la créativité et du partage, ce film nous invite à un voyage initiatique au pays de la permaculture.

A voir absolument !

En savoir plus sur : http://leveildelapermaculture-lefilm.com/

Informations complémentaires : https://agrihumus.com/permaculture-vers-une-forme-dindependance-ecologique/

 

 


Agriculture-humus-carbone-climat : l’Afrique agit !

En Afrique, l’interaction

« Sol – humus – plante – carbone –

fertilité – climat »

reconnue et appliquée au niveau des gouvernements

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Extraits d’un article du magazine Le Soleil on line signé de Seydou P. SADIO, envoyé spécial :

…« Limiter les émissions de gaz à effet de serre à 1,5 degré Celsius d’ici à 2020, grâce à une séquestration du carbone dans le sol. Tel est l’engagement pris par les Etats africains au terme de la rencontre de haut niveau sur l’agriculture en Afrique, organisée par « Initiative adaptation de l’agriculture africaine (Aaa) », à Marrakech, en prélude au sommet de la Cop 22. »…

… « C’est la voie indiquée pour parvenir à une agriculture durable et réduire les effets des changements climatiques sur le secteur agricole en Afrique », a souligné Mme Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des Productions animales du Sénégal, au nom du Sénégal.»…

Face à l’avancée des déserts, aux famines et sécheresses, aux dérèglements climatiques, aux exodes et migrations, au recul de la biodiversité, l’Afrique choisit la stratégie de la dernière chance : respecter les grands cycles planétaires dits « bio-géochimiques » connus des Académies depuis des décennies. En d’autres termes, il s’agit de la circulation des principaux éléments fondamentaux autour de la Planète : carbone, eau (H2O), azote. Eléments participant au fonctionnement de la Biosphère et de l’agriculture.

L’agriculture est concernée par ces cycles. La fertilité de ses sols repose principalement sur quatre piliers fondamentaux déterminant aussi sa durabilité :

S’agissant des liens carbone-climat-agriculture, cliquez pour visionner l’excellente vidéo scientifique :

Vidéo “HUMUS, ESPOIR OUBLIE POUR LE CLIMAT” :

l’humus et les organismes du sol, riches en carbone constituent un gigantesque moyen de stocker (séquestrer) du carbone sous nos pieds. L’on peut en dire autant des racines et des plantes.

COP21, puis les décisions du Ministre français Stéphane Le Foll et son équipe, ayant compris l’importance de ces connaissances, contribuèrent récemment à une meilleure vulgarisation et application de ces processus, au plan pratique sur le terrain ; l’Initiative 4 pour 1000 (augmentation du taux d’humus dans les terres) en représente l’une des remarquables mises en oeuvre.  De nombreuses techniques agro-écologiques sont appliquées.  Un exemple, l’une d’elles – cliquez ci-après sur le diaporama – permet d’apporter des solutions à plusieurs problèmes majeurs.

Du win-win à l’état pur !

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Méditerranée : prévention incendies de forêts, économie carbone

Une des meilleures techniques de prévention, un atout climatique, forestier et agricole

(Chaque année, 480’000 hectares ont été détruits par le feu ces dernières 30 années en Europe du Sud ! (Source Cour des Comptes européenne). Particulièrement autour du Bassin méditerranéen et au Portugal.)

Une des réponses appropriée, majeure : débroussaillement – broyage – compostage – restitution de ces matières végétales (sous forme de compost ou de BRF-Bois Raméaux Fragmentés) aux terres agricoles à revitaliser, à re-fertiliser dans ces régions souvent dégradées.  Un moyen de lutte contre l‘érosion des sols, d’accroître la biodiversité, d’améliorer le cycle de l’eau. Ainsi que de limiter des émissions de CO2  et stocker  (séquestration) du carbone – humus – dans les sols agricoles ! Et des milliers d’emplois, des centaines de nouvelles entreprises à la clé ! Du gagnant – gagnant – gagnant, gagnant : est-ce si difficile à comprendre et à mettre en oeuvre ?

Cette approche est développée dans le post (article) ci-dessous en date du 26 mai 2016 avec beaucoup de précisions, vidéos, dossiers scientifiques, articles de presse, etc.