PlanetHumus

AGRICULTURE – Ressources alimentaires, eau, climat, énergie, exodes – migrations. Appliquons les connaissances en sciences du sol. Car nous avons désertifié la moitié des terres fertiles du Globe depuis 10'000 ans. L'HUMUS de la terre se situe au coeur des solutions. D'immenses régions sahariennes, du Moyen-Orient et méditerranéennes étaient vertes auparavant. Solutions : régénérer l'humus et la biodiversité des sols, reforester. C'est possible, l'expérience le montre…

HUMUS : c’est quoi ?

Il y a différentes formes d’humus

La bibliographie et les documents scientifiques présentés sur nos 2 sites l’expliquent

Mini glossaire

Les humus de la terre sont des substances de couleur brune résultant de la décomposition des matières végétales et animales (herbes, feuilles, déchets de fruits et légumes, de jardins, pailles, branches, bois, déjections, fumiers, etc.).

Ces matières sont consommées par la biodiversité du sol (vers de terre et des myriades d’autres invertébrés, micro-organismes, enzymes, etc.), véritables “transformeurs”, “fabriquant” diverses formes d’humus, tout en libérant des éléments nutritifs pour les plantes, ainsi que des facteurs de croissance pour celles-ci, à partir de ces matières organiques – appelées trop souvent à tort : déchets.

Dans une poignée de terre fertile se trouvent mélangés : humus, argiles, limons, sables, pierres, brindilles organiques, biodiversité (vers de terre et autres invertébrés, micro-organismes), etc…

La trilogie ARGILES – HUMUS – ORGANISMES DU SOL, 

alliée aux couverts végétaux (forêts, prairies, steppes, cultures agricoles, etc.),

constitue le fondement de nos ressources alimentaires, en eau,

ainsi que des cycles planétaires CARBONE – AZOTE – EAU / H2O, en particulier, 

dits “cycles biogéochimiques”.

A moins de viser une agriculture  “hors-sol”  – hydroponique –  comme un objectif universel (soit à grande échelle un désastre écologique planétaire, aux plans systémiques), les processus naturels des cycles biogéochimiques, globalement indispensables, sont sous la responsabilité de l’Humanité …. puisque celle-ci domine le monde.

Tentons de respecter un héritage planétaire qui a fait ses preuves de fertilité, d’équilibres, de foisonnement de vie depuis des millions d’années. 

Utilité de l’humus et de la biodiversité du sol

(en interaction avec les plantes, les animaux et les milieux aquatiques,

la biosphère fonctionne en système global)

Humus et biodiversité du sol déterminent, avec les argiles, la fertilité de la terre (= notre alimentation), son aération, sa porosité, sa capacité de rétention en eau. Et  une meilleure santé des cultures.

Ces deux paramètres facilitent la germination, la pénétration des racines. Ils contribuent à lutter contre l’érosion.

Ils garantissent le cycle global de l’Eau : formation des pluies (nucléation), réception au sol, rétention / répartition au sein de la terre, redistribution aux plantes – et processus physiologiques d’économie d’eau par les plantes – , remontée capillaire depuis le sous-sol, évapotranspiration dont envoi de lipoprotéines dans l’atmosphère en vue de nucléation stratosphérique, à l’origine de nouvelles pluies… puis le cycle recommence.  

Ils contiennent  (stockent = séquestration) énormément de carbone organique provenant de l’atmosphère via la photosynthèse végétale. Ils participent activement à la régulation du climat.

La lente disparition de ces deux paramètres entraîne chute de fertilité, sécheresses, érosion, désertification, famines, exodes ruraux, modifications climatiques. 

Qui dit exodes ruraux dit  EMIGRATION – IMMIGRATION

A l’inverse, la réhabilitation de ces paramètres (humus et biodiversité du sol + couverts végétaux) permet la régénération et la fertilisation de terres appauvries par nos ancêtres. Réhabilitation possible grâce au recyclage des matières organiques —- par exemple : compostage, engrais verts, restitution des pailles, BRF Bois Raméaux Fragmentés, cultures associées —- et à la replantation d’arbres fruitiers et forestiers.

Une remarquable perspective pour l’humanité de créer naturellement des ressources alimentaires, des habitats et des emplois, de rétablir le cycle de l’eau, notamment sur des territoires érodés actuellement abandonnés se chiffrant en millions d’hectares, particulièrement : Sud de l’Europe, Maghreb, Moyen-Orient.

De plus, des milliards de tonnes de carbone – sous forme d’humus, d’organismes du sol et de racines- y sont stockables (= séquestrables)  /  “retirant” le carbone de l’atmosphère via l’universel processus “photosynthèse – végétalisation – prédation – décomposition – humification”. A l’image, d’ailleurs, des Mers, Océans et milieux aquatiques dont on peut comparer les grands processus des chaînes alimentaires.

Sur les continents, des mises en oeuvres sont à la portée de tous, à condition d’être informés.

C’est aux gouvernements que revient la tâche de transmettre les informations, de motiver, d’encourager, de financer les initiatives tant publiques que privées.

Que font nos politiques et nos administrations  ?

En Suisse la situation devient critique

Certaines terres labourées sont passées de 6 à 1,5 % d’humus (seuil d’alerte : 2 %).

Une bonne terre fertile, entretenue, contient de l’ordre de 100 à 120 tonnes de carbone organique (humus+organismes+racines) à l’hectare. Approximativement le stock initial d’une terre agricole après la riche alternance sylvo-pastorale de formation des terres fécondes.

Moyenne suisse actuelle : 40 – 60 tonnes par hectare. Où est passée la différence ? Dans l’atmosphère et les eaux – émissions carbonées (et azotées) ? Quelles mesures sont-elles prises ?

Europe, Maghreb

Autour du bassin méditerranéen, une grande partie des terres fertiles a disparu en quelques siècles sous la pression humaine, ramenant souvent le taux d’humus à quelques 0/00… L’exemple du Sud de la France : depuis l’avénement des Grecs puis des Romains il y a deux à trois mille ans, près de 40 cm à 80 cm de terre fertile a disparu par érosion des sols. Les grands feuillus (chênes blancs, hêtres, etc…) qui dominaient l’espace forestier il y a quelques millénaires, deviennent objets de musées.

S’agissant des autres pays européens et du Maghreb : même processus ! 

Que font les gouvernements ? Comme si c’était une fatalité ? L’Agriculture est-elle “hors-la-loi” en vertu des Constitutions et cadres légaux de protection des sols, de l’air, des eaux, des ressources alimentaires ? On nous prend pour des imbéciles ?

Pour en savoir plus : 

Sources : bibliographie, présentations / conférences sur nos blogs :

planethumus.com   +   agrihumus.com

Schéma cycles Carbone – Eau – Agriculture – Végétation et HUMUS (pdf)

Qu’est-ce qu’une bonne terre fertile ? (pdf)

HiérarchieHumus_4-page-001

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Doc wordpress.com Gobat- Aragno-Matthey 1

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Doc wordpress.com Gobat- Aragno-Matthey 2

 

 

Doc Facebook Gobat al argilohumique 2.

Extrait du “Sol vivant” aux Presses polytechniques universitaire, Professeurs  GOBAT – ARAGNO – MATTHEY  /  Université de Neuchâtel et Lausanne (Suisse)

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Humus et importance des matières ligneuses

Humus et fertilité du sol

 

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