PlanetHumus

AGRICULTURE – Ressources alimentaires, eau, climat, énergie, exodes – migrations. Appliquons les connaissances en sciences du sol. Car nous avons désertifié la moitié des terres fertiles du Globe depuis 10'000 ans. L'HUMUS de la terre se situe au coeur des solutions. D'immenses régions sahariennes, du Moyen-Orient et méditerranéennes étaient vertes auparavant. Solutions : régénérer l'humus et la biodiversité des sols, reforester. C'est possible, l'expérience le montre…

Agriculture, climat, énergie

Economies d’énergie, puits de carbone

potentiels des terres agricoles

Energies primordiales : c’est quoi ?

Une terre fertile et durable se caractérise par la présence de plusieurs constituants de base :  humus, argiles, limons, organismes vivants (microorganismes, vers de terre et autres invertébrés). L’humus résulte de la décomposition des matières végétales et animales sous l’effet de leur consommation par les microorganismes et les invertébrés.

Humus et organismes du sol contiennent une grande proportion de carbone organique provenant de l’atmosphère – ici carbone minéral, mais ensuite transformé, grâce à la photosynthèse, en carbone « végétal ». Puis les plantes consommées voient leur carbone devenir « animal » et déjections au travers des chaînes alimentaires. Les fumiers enrichiront la terre en éléments nutritifs  en bouclant les cycles biogéochimiques, dont ceux du carbone et de l’azote.

Les sols désertifiés signalent l’absence, parfois suite à sa destruction, du complexe argile-humus-vie du sol.  L’espèce humaine a été (et est encore) souvent la cause de cette disparition.  L’expérience montre que l’on peut remettre le système en action : régénérer les sols, ici ou en zones arides, et ainsi accroître les récoltes. Les déserts comptent environ 1 tonne de carbone organique à l’hectare, alors qu’une terre normalement pourvue en contient plus de 100 tonnes !

                    Voir les interactions :    Schéma  “Agriculture – Humus – Cycle carbone – Biosphère – Climat”

Les terres labourées n’en totalisent plus que de l’ordre de 60 tonnes à l’hectare en Suisse. Certains sols sont passés de 6 à 1.5 % d’humus !  Notre agriculture se trouve face à des choix cruciaux…   du fait aussi de la quantité d’énergie consommée par la fabrication d’engrais et de pesticides, et d’une hyper-mécanisation – alors qu’une agriculture fondée sur l’humus demande moins de ce type d’intrants. Des paiements directs et des retours de taxes « carbone » au secteur agricole, par exemple, constitueraient des incitations, des encouragements salutaires afin d’accroître l’humus et la biodiversité des terres : une rémunération légitime pour les professionnels de la terre – forcés par le marché d’être centrés sur le court terme. Mais la gestion des sols à long terme n’est-elle pas une responsabilité de l’Etat ?

Et de nombreux chercheurs l’affirment : “L‘agriculture est dévoreuse d’énergie, alors qu‘elle devrait être autarcique!”     Or, les techniques agricoles respectueuses de l’humus et de la biodiversité du sol présentent un meilleur bilan carbone – énergie.                                                                                                       .                                     C’est le poste  engrais  qui montre la plus grande consommation énergétique en agriculture conventionnelle, faisant appel tant à l’électricité, au gaz, qu’au pétrole. En effet, la fabrication d’engrais azotés est particulièrement boulimique. D’autres aspects (pesticides, arrosages et gestion de l’eau, travaux du sol, érosion, entretien des canalisations, des cours d’eau, etc.) présentent des zones grises gourmandes en énergie, directement ou indirectement.                                                     En conclusion, dans l’intérêt général, il s’avère impératif que l’agriculture se réapproprie vraiment deux ressources énergétiques primordiales :                       1)  la photosynthèse végétale          2)  l’humification  –  qui intègre aussi oxydation et chélation des éléments nutritifs pour les plantes, facteurs de croissance et de productions de récoltes : matières organiques à buts alimentaire, énergétique, ou pour restitution à la terre  /  régénération (exemples engrais verts, haies à biomasse, etc… ).

Ces approches systémiques sont souvent présentées lors des                                                                                                                        Journées romandes « Sol-plante-climat » + ENERGIE  **

Bernard K. Martin

http://www.facebook.com/bernardkmartin

** Programmes et Conférences – Présentations 2008, 2009, 2010, 2011 des Journées : sur ce site

Pour en savoir plus : « Le Sol vivant – bases de pédologie, biologie des sols »                                                                GOBAT J.M., ARAGNO M., MATTHEY W.                                                                                                                                                   Presses polytechniques et universitaires romandes, nouvelle édition 2010.

                Et pour en savoir plus :   www.biophyt.ch

Deux documents signalant les expériences remarquables du FiBL – Institut de recherche de l’agriculture biologique, Frick, extraites de la conférence du Dr Andreas Fliessbach (FiBL) lors de la 3ème Journée romande “Sol-plante-climat” + ENERGIE du 14 octobre 2010   –   Aula Magna, Château d’Yverdon-les-Bains (Suisse)

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