PlanetHumus

AGRICULTURE – Ressources alimentaires, eau, climat, énergie, exodes – migrations. Appliquons les connaissances en sciences du sol. Car nous avons désertifié la moitié des terres fertiles du Globe depuis 10'000 ans. L'HUMUS de la terre se situe au coeur des solutions. D'immenses régions sahariennes, du Moyen-Orient et méditerranéennes étaient vertes auparavant. Solutions : régénérer l'humus et la biodiversité des sols, reforester. C'est possible, l'expérience le montre…


Entreprises, emplois nouveaux : agriculture, forêts, climat, migrations

Potentiels gigantesques de stratégies et d’innovations

Des milliers d’emplois,
d’entreprises agro-environnementales à créer

Vidéo à télécharger ici

Face aux incendies de forêts (vidéo, Prix ROLEX Ecologie-Entreprise), par exemple.

Il y a eu récemment le Canada, la Californie. Depuis des décennies, du Portugal à la Grèce, de la France à l’Espagne, de l’Egypte au Maroc, les incendies de forêts déciment les couverts végétaux, aggravent la disparition de précieuses ressources naturelles, émettent du CO2 dans l’atmosphère. Chaque année, des centaines de milliers d’hectares partent en fumées. Leurs sols ainsi à découvert, érodés, se retrouvent dans les rivières, Mers et Océans. Pourtant de louables efforts de lutte, d’information et de prévention sont mis en œuvre.

Mais il est essentiel d’innover, de sortir des sentiers battus, en particulier si l’on veut décarboner l’agriculture et autres activités humaines

L’exemple présenté par ces vidéos est susceptible d’initier de nouvelles stratégies de lutte et de prévention : l’opération expérimentale au Domaine des Romey par la société Provence-Humus a été réalisée dans le département du Var (France). J’y consacre quelques chapitres dans mon livre paru chez L’Harmattan, Paris :

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« Les enjeux internationaux du compostage.
Nos ressources alimentaires et en eau. Climat »

 

 

 

 

Une trentaine d’emplois avaient été créés dans l’opération, 5’000 tonnes de composts produits, 300 hectares de forêts mises hors des risques incendies ! Voyez plutôt :

Or cette activité novatrice, efficace, est systématiquement oubliée ! Débroussaillement des sous-bois, élagage de sujets prometteurs (future futaie), recyclage de toute la matière végétale coupée, broyée, transformée en compost (ou en BRF – Bois Raméaux Fragmentés) afin d’entretenir les terres agricoles avoisinantes, voire de réhabiliter, refertiliser des sols abandonnés, stérilisés par nos ancêtres.

Dernièrement, les incendies de forêts en Algérie rappellent ces gigantesques drames du feu. Chaque année dans ce pays environ 10 à 30’000 hectares y partent en CO2 et autres polluants émis dans l’atmosphère, accentuant le réchauffement du climat, l’érosion des sols. Une immense perte en termes de matière organique, faune et flore. Une augmentation des risques de sécheresses, de famines, de migrations.

Des études et expériences scientifiques montrent heureusement les fantastiques potentialités que représentent des activités sortant des sentiers battus, permettant d’entretenir et restaurer la biodiversité et l’humus des sols, garants d’une agriculture durable. Ces techniques méritent d’être appliquées en priorité et de toute urgence pour la sécurité et le bien-être des populations locales mais aussi eût égard aux pays voisins.

Gardons à l’esprit que ces destructions de couvert végétaux, de sols, de biodiversité, d’exodes de populations, concernent tout le Bassin méditerranéen ainsi que l’Europe entière : car le Sahara monte vers le Nord, les migrants aussi… (guerres et répressions ne sont pas les seules causes des migrations !). De l’ordre de 150 millions d’hectares de sols européens sont touchés par l’érosion, selon un rapport de la Commission européenne.

En conclusion, tant la préservation des forêts autour de la Méditerranée que la régénération de territoires dégradés constituent un immense potentiel de créations d’emplois, d’entreprises, d’artisanat, d’habitats. Nouveaux agriculteurs, forestiers, bureaux d’ingénieurs, études de faisabilité, sociétés de services, accords multilatéraux (surtout en rapport avec les migrations et leur inversion, car elle est possible !).

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Humus du sol au secours du climat et des migrants

Cet hiver, nous approchons 60’000 visites sur :   planethumus.com   et   agrihumus.com

Humus, argiles, biodiversité du sol, couverts végétaux déterminent la fertilité, participent à la régulation du climat, préviennent les migrations.

Quatre fondements des systèmes équilibrés de la biosphère. 

COP21 semble peu en tenir compte. Or, une grande partie des exodes et migrations trouvent leurs causes dans l’érosion et la désertification des terres, conséquences de techniques agricoles inadaptées. Techniques archaïques conduisant aux sécheresses et aux famines, mais aussi et surtout à d’immenses émissions de CO2 et d’oxydes d’azote. Alors que les processus inverses sont à notre portée grâce à l’agro-écologie.

Oui, les bonnes techniques agro-forestières, constructives, sont connues. Elles se résument principalement aux quatre fondements cités plus hauts : ils permettent de fixer du carbone, d’assurer des ressources alimentaires et en eau pour nous tous, de renforcer les bases de la biodiversité et des chaînes alimentaires. Que fait-on concrètement de ces quatre fondements sur le terrain ? Pourquoi ne font-ils pas l’objet d’un “PLAN MARSHALL” ?

Pourquoi ne déclare-t-on pas “HUMUS, PATRIMOINE DE L’HUMANITE”, démarche que tout pays est en mesure d’entreprendre auprès de l’ONU ou de l’UNESCO ? Proposition faite au Gouvernement suisse, documentations scientifiques à l’appui, sur plusieurs années consécutives (dont un envoi en recommandé). Une seule réponse évasive après un long temps d’attente, sans aborder les demandes essentielles sus-mentionnées. Ces quatre fondements constituent-ils un sujet tabou ? A qui profite cet étrange silence ?

Heureusement des média, ouvrages et recherches offrent de l’information sur ces thèmes vitaux, par exemple :

  • Le magazine Sept.info alerte l’Opinion, interroge des pédologues, signale les propos du Ministre français de l’Agriculture Stéphane Lefoll : les terres auraient la capacité d’absorber une énorme quantité de carbone sous formes organiques (humus et biodiversité du sol). Sept.info : “Selon la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations, Organisation des nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, ndlr), les émissions de l’agriculture, des forêts et des pêches «ont quasiment doublé au cours des cinquante dernières années”…. “Les proportions sont encore plus vertigineuses si on examine les flux courants : selon un document de la Commission européenne publié en 2011, les émissions de CO2 provenant des sols sont… dix fois supérieures à celles qui sont dues aux combustibles fossiles !”

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