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AGRICULTURE – Ressources alimentaires, eau, climat, énergie, exodes – migrations. Appliquons les connaissances en sciences du sol. Car nous avons désertifié la moitié des terres fertiles du Globe depuis 10'000 ans. L'HUMUS de la terre se situe au coeur des solutions. D'immenses régions sahariennes, du Moyen-Orient et méditerranéennes étaient vertes auparavant. Solutions : régénérer l'humus et la biodiversité des sols, reforester. C'est possible, l'expérience le montre…

Humus du sol au secours du climat et des migrants

Cet hiver, nous approchons 60’000 visites sur :   planethumus.com   et   agrihumus.com

Humus, argiles, biodiversité du sol, couverts végétaux déterminent la fertilité, participent à la régulation du climat, préviennent les migrations.

Quatre fondements des systèmes équilibrés de la biosphère. 

COP21 semble peu en tenir compte. Or, une grande partie des exodes et migrations trouvent leurs causes dans l’érosion et la désertification des terres, conséquences de techniques agricoles inadaptées. Techniques archaïques conduisant aux sécheresses et aux famines, mais aussi et surtout à d’immenses émissions de CO2 et d’oxydes d’azote. Alors que les processus inverses sont à notre portée grâce à l’agro-écologie.

Oui, les bonnes techniques agro-forestières, constructives, sont connues. Elles se résument principalement aux quatre fondements cités plus hauts : ils permettent de fixer du carbone, d’assurer des ressources alimentaires et en eau pour nous tous, de renforcer les bases de la biodiversité et des chaînes alimentaires. Que fait-on concrètement de ces quatre fondements sur le terrain ? Pourquoi ne font-ils pas l’objet d’un “PLAN MARSHALL” ?

Pourquoi ne déclare-t-on pas “HUMUS, PATRIMOINE DE L’HUMANITE”, démarche que tout pays est en mesure d’entreprendre auprès de l’ONU ou de l’UNESCO ? Proposition faite au Gouvernement suisse, documentations scientifiques à l’appui, sur plusieurs années consécutives (dont un envoi en recommandé). Une seule réponse évasive après un long temps d’attente, sans aborder les demandes essentielles sus-mentionnées. Ces quatre fondements constituent-ils un sujet tabou ? A qui profite cet étrange silence ?

Heureusement des média, ouvrages et recherches offrent de l’information sur ces thèmes vitaux, par exemple :

  • Le magazine Sept.info alerte l’Opinion, interroge des pédologues, signale les propos du Ministre français de l’Agriculture Stéphane Lefoll : les terres auraient la capacité d’absorber une énorme quantité de carbone sous formes organiques (humus et biodiversité du sol). Sept.info : “Selon la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations, Organisation des nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation, ndlr), les émissions de l’agriculture, des forêts et des pêches «ont quasiment doublé au cours des cinquante dernières années”…. “Les proportions sont encore plus vertigineuses si on examine les flux courants : selon un document de la Commission européenne publié en 2011, les émissions de CO2 provenant des sols sont… dix fois supérieures à celles qui sont dues aux combustibles fossiles !”

  • La fertilité de la terre s’effondre (pdf) dans Le Matin Dimanche : se référant au rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation) de décembre 2015, Pierre Veya lance un véritable cri d’alarme : un bilan catastrophique, résultat des travaux de 200 chercheurs. Un tiers des terres cultivables menacées de stérilisation ! Un milliard d’hectares de terres fertiles ont déjà disparus. Rarissime dans une certaine presse, on ose parler d’humus et de biodiversité du sol en tant que moyen d’intervention en vue du maintien des terres comme de leur réhabilitation !
  • Les Echos lancent un cri d’alarme (pdf) Depuis une centaine d’années, 1 milliard d’hectares de terres fertiles se sont volatilisées, suite à des pratiques agricoles inadaptées. Chaque année, des millions de tonnes de sols érodés sous la pression humaine. Alors que d’énormes quantités de carbone (pdf) sous forme organique peuvent être stockées dans les terres  (particulièrement les sols érodés, ce qui les régénère, les re-fertilise…).
  • Le magazine Reporterre a publié mon article documenté résumant les extraordinaires et multiples fonctions de l’humus et de la biodiversité des sols, entre autres de stocker (séquester) des millions de tonnes de carbone, de réguler les cycles du carbone et de l’eau, de prévenir les migrations. J’y donne mes sources scientifiques.
  • Un peu d’histoire : des agronomes de terrain confirmèrent cette approche globale et d’intérêt public : par exemple Maxime Guillaume dans son livre “Le Sol fait le climat” , et Sire Albert Howard par son ouvrage “Testament agricole”.
  • Plus récemment : selon le Professeur Pascal Boivin, agronome et pédologue (pdf) à la HES de Genève, “beaucoup de sols cultivés et labourés ont perdu presque la moitié de leur humus et du carbone organique (CO) qu’ils devraient contenir….Toute augmentation de la teneur en humus correspond à une augmentation proportionnelle de tous les paramètres de fertilité….”. Sources : article de l’hebdomadaire AGRI dans : http://hepia.hesge.ch   

Rappelons ce remarquable documentaire réalisé par une équipe pluridisciplinaire :  

“HUMUS, ESPOIR OUBLIE POUR LE CLIMAT”

Extrait de “Le sol fait le climat” de Maxime Guillaume :

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Bernard K. Martin

Auteur : Bernard K. Martin

Consultant agriculture durable Fondateur Journées romandes "Sol-plante-climat-énergie" http://PlanetHumus.com

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