AGRICULTURE – Ressources alimentaires, eau, climat, énergie, exodes – migrations. Appliquons les connaissances en sciences du sol. Car nous avons désertifié la moitié des terres fertiles du Globe depuis 10'000 ans. PHOTOSYNTHESE VEGETALE et HUMUS de la terre se situent au coeur des solutions. D'immenses régions sahariennes, du Moyen-Orient et méditerranéennes étaient vertes auparavant. Solutions : régénérer l'humus et la biodiversité des sols, reforester. C'est possible, l'expérience le montre…
Le Sol vivant et son humus, agriculture durable : pour la fertilité et le climat !
En France, le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt fait preuve d’imagination ! Après COP21, COP22 se tiendra à Marrakech du 7 au 18 novembre 2016. Dans cette perspective, le Ministère de Stéphane Le Foll crée un événement théâtral improvisé par de jeunes étudiants en agronomie qui s’affronteront sur le thème de la terre et des choix et enjeux à venir, en vue de sauver la Planète (régénérer les sols, garantir des ressources alimentaires saines, participer à la régulation du climat, etc.
Et il y a urgence !
(cliquer sur l’image ci-dessous pour ouvrir le flyer)
L’initiative 4 pour 1000 initiée par la France a été signée par 170 partenaires. Objectifs : augmenter les stocks d’humus ( = carbone) des terres agricoles et forestières d’environ 4/1000 par an, garantir un sol vivant et fertile (sécurité alimentaire), diminuer les émissions de CO2, freiner exodes et migrations.
De remarquables et heureuses initiatives à généraliser dans tous les pays !
Extraits d’un article du magazine Le Soleil on line signé de Seydou P. SADIO, envoyé spécial :
…« Limiter les émissions de gaz à effet de serre à 1,5 degré Celsius d’ici à 2020, grâce à une séquestration du carbone dans le sol. Tel est l’engagement pris par les Etats africains au terme de la rencontre de haut niveau sur l’agriculture en Afrique, organisée par « Initiative adaptation de l’agriculture africaine (Aaa) », à Marrakech, en prélude au sommet de la Cop 22. »…
… « C’est la voie indiquée pour parvenir à une agriculture durable et réduire les effets des changements climatiques sur le secteur agricole en Afrique », a souligné Mme Aminata Mbengue Ndiaye, ministre de l’Elevage et des Productions animales du Sénégal, au nom du Sénégal.»…
Face à l’avancée des déserts, aux famines et sécheresses, aux dérèglements climatiques, aux exodes et migrations, au recul de la biodiversité, l’Afrique choisit la stratégie de la dernière chance : respecter les grands cycles planétaires dits « bio-géochimiques » connus des Académies depuis des décennies. En d’autres termes, il s’agit de la circulation des principaux éléments fondamentaux autour de la Planète : carbone, eau (H2O), azote. Eléments participant au fonctionnement de la Biosphère et de l’agriculture.
L’agriculture est concernée par ces cycles. La fertilité de ses sols repose principalement sur quatre piliers fondamentaux déterminant aussi sa durabilité :
COP21, puis les décisions du Ministre français Stéphane Le Foll et son équipe, ayant compris l’importance de ces connaissances, contribuèrent récemment à une meilleure vulgarisation et application de ces processus, au plan pratique sur le terrain ; l’Initiative 4 pour 1000 (augmentation du taux d’humus dans les terres) en représente l’une des remarquables mises en oeuvre. De nombreuses techniques agro-écologiques sont appliquées. Un exemple, l’une d’elles – cliquez ci-après sur le diaporama – permet d’apporter des solutions à plusieurs problèmes majeurs.
Des solutions existent, osons l’approche globale !
Réalisons-les vraiment sur le terrain !
Outre le soleil et l’eau, quatre facteurs naturels président à la fertilité et à la préservation des terres : humus, argiles, biodiversité du sol, couverts végétaux dont particulièrement les arbres. Ces facteurs vitaux garantissent le long terme des ressources alimentaires et en eau. Ils permettent aussi de régénérer (réhabiliter) des territoires dégradés, abandonnés par nos ancêtres. Un espoir, un potentiel pour les migrants.
L’approche globale « humus / vie des sols (carbone) et liens sol – plante – atmosphère – climat – eau » s’avère impérative, eût égard aussi aux modifications climatiques. Et pour d’autres raisons : pollutions agrochimiques, excès de labours, économies d’énergie, érosion des terres, famines, sécheresses : une grande partie des migrants s’exile suite à la désertification des sols.
Appliquons ces données agronomiques / pédologiques / climatiques universellement reconnues par les Académies ! Le schéma ci-dessus a été réalisé par CompostDiffusion SNC Lausanne sur mandats officiels afin d’encourager le compostage (recyclage des matières organiques). Sur l’invitation de François-Philippe Devenoge, entrepreneur, agriculteur bio à Dizy, trois conférenciers s’exprimeront :
Bernard K. Martin, entrepreneur environnemental, consultant, « Invité d’honneur » à Agrobiorama 2016. Blogueur : Planethumus.com et Agrihumus.com. Auteur de « Les enjeux internationaux du compostage. Nos ressources alimentaires. Eau. Climat »(Editions L’Harmattan, Paris), Il s’exprimera sur son parcours et le thème général cité en titre.
Serge Amiguet, Ingénieur horticole, directeur du Laboratoire – Sol-Conseil à Gland, Suisse. Titre de son exposé : « Amélioration de la fertilité des sols grâce au compost: la preuve par les essais vitrines ».
De nombreuses techniques offrent des possibilités d’agir positivement dans ces perspectives d’agriculture responsable. La plus élaborée : l’agriculture biologique (BIO), le FiBL – Institut de recherche de l’agriculture biologique propose beaucoup d’informations sur ces thèmes.
D’autres centres de recherche, par exemple AGROSCOPE à Changins (Suisse), encouragent de nouvelles pratiques agricoles améliorant les sols et les cultures : la conférence du Dr Raphael Charles présente de remarquables efforts de recherche et de vulgarisation constructives. La Production Intégrée (PI) constitue un progrès par rapport aux années 1960-1990.
Examiner de précédents concepts, études et réalisations
Il y a des siècles, des peuples amérindiens observèrent autour de leurs foyers que les mélanges (fermentés) « déchets organiques des repas – cendres et charbons de bois » conféraient à ces endroits une fertilité extraordinaire leur permettant quelques mois plus tard d’accroître leurs cultures de légumes, fruits et céréales. Ils furent ainsi capables de construire des cités et nourrir plusieurs dizaines de milliers d’habitants sur des sols relativement pauvres. La « technique » alors empirique, le concept de Terra Preta était né. Dénommé aussi de nos jours BIOCHAR. Aujourd’hui des industriels s’en inspirent dans une triple perspective : énergétique, séquestration de carbone (effet CLIMAT) et amélioration des sols ! Plusieurs documentaires sur la Terra Preta sont accessibles :
Le principe de compostage (recyclage des matières organiques) en était à ses débuts.
Bonjour, ce site est en construction. Il est évolutif de semaine en semaine.
Journées romandes « Sol-plante-climat-énergie »
Les documents suivants sont disponibles :
La CHARTE des Journées « Sol-plante-climat-énergie » informe sur les modalités de collaboration et les buts de notre groupe informel. Conçues dès 2007, ces Journées ont été réalisées en 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012. La 6ème Journée (novembre 2013) est en préparation.